Le 29 janvier, la commune et des bénévoles ont inauguré deux nouveaux panneaux qui viennent enrichir la découverte de notre belle forêt :
- Les vestiges d’une ferme romaine, témoins précieux de notre passé antique
• La mine des Porres, mémoire vivante de l’histoire minière locale
Ces nouveaux supports mettent en lumière les sites remarquables et la richesse patrimoniale de notre commune. Ils complètent les panneaux déjà installés afin d’offrir aux visiteurs — petits et grands — des explications claires sur les trésors naturels et historiques qui nous entourent.
Vestiges de la ferme romaine :
Après l’incendie de 2003, des fouilles ont été entreprises sur le site du mamelon de l’Aigle au cœur de la forêt. En 2016 elles ont révélé des vestiges d’une villa romaine datée du Haut Empire (1er–3ème siècle). Bien qu’exposée au mistral, la villa offrait une vue panoramique sur la plaine de l’Argens et pourrait être une annexe d’une villa plus grande située dans cette plaine.
Les découvertes incluent :
- Des tuiles romaines, dont une marquée COSIDI PRIMI(2010), aussi retrouvée sur d’autres sites voisins (Vidauban, Le Muy, Ste Maxime).
- Les fondations d’un bâtiment modeste (27 m x 12 m) avec trois pièces, une grande salle et un enclos pour animaux, construit en moellons de gneiss et couvert de tuiles plates et demi-rondes.
La mine des Porres :
La mine des Porres a marqué l’histoire industrielle de la région en exploitant, pendant 37 ans (1946–1983), un des plus importants gisements de baryte de France.
Production et importance :
- 750 000 tonnes extraites, faisant d’elle le 3ᵉ gisement national et le plus grand filon barytique de France.
- La baryte, d’une densité exceptionnelle, était essentielle pour les verreries, peintures, plastiques, caoutchoucs et les boues de forage pétrolier.
Exploitation :
- Filon de 600 m de long et 300 m de haut, exploité sur 8 niveaux et 4 étages, avec 7 km de galeries et une descenderie de 160 m.
- Méthodes traditionnelles : transport du minerai par trains de berlines (2 tonnes), puis remontée par ascenseur depuis les galeries à -90 m.
Impact socio-économique :
- Jusqu’à 84 emplois en 1976, dynamisant l’économie locale.
- Dirigée par P.J. Herbinger pour la Société des Mines de Garrot, après la découverte du filon avant la Première Guerre mondiale.
Héritage :
Aujourd’hui, aucune infrastructure n’est visible en surface, mais les galeries subsistent comme témoignage du savoir-faire minier. Devenu un lieu de mémoire, le site rappelle l’importance de la baryte dans l’histoire industrielle française et régionale.
Un QRCode sur les panneaux permet d’accéder à d’autres informations.
Nous remercions les bénévoles, membres de l’AAAF (Association Archéologique Aristide Fabre), membres de Tarad’oppidum et du CCFF des Arcs, qui ont fourni des photos et des informations essentielles à la réalisation du projet.
Certains de ces bénévoles participent annuellement à une journée de débroussaillage des sites remarquables de la forêt, permettant de les préserver et de les mettre encore plus en valeur.
N’hésitez pas à partager ces informations et à venir découvrir les sites remarquables lors de votre prochaine promenade. Une belle occasion de (re)découvrir la forêt autrement !






